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Fausse convocation par mail pour pédophilie

voici ce qui se passe si vous répondez

Ce sont des mails qui circulent depuis plusieurs mois maintenant : l’internaute reçoit une convocation pour le moins inquiétante de la brigade des mineurs. Et ceux, qui, inquiets, y ont répondu se sont parfois fait entraîner dans une véritable arnaque.

Qu’est-ce que cette arnaque ?

Vous avez peut-être reçu ces derniers mois un mail envoyé par la gendarmerie française et vous informant « que vous faites l’objet de plusieurs poursuites judiciaires (…). Les faits sont les suivants : pédopornographie, pédophilie, exhibitionnisme, cyberpornographie, détournement de mineurs ». Ou un autre du même genre, signé, cette fois, par la directrice belge d’Europol ou encore celui de Marc De Mesmaeker, l’actuel commissaire général de la Police Fédérale belge.

Dans le mail, des menaces vous invitant à envoyer sur une adresse mail « vos justifications », sous peine d’être « fiché comme délinquant sexuel » et de voir vos informations « transmises aux associations de lutte contre la pédophilie et à plusieurs chaînes de télévisions nationales pour une diffusion massive afin que votre famille, vos proches et toute la France entière sachent (sic) ce que vous faites devant votre ordinateur ».

Que se passe-t-il si l’on y répond ?

Certains ont, du coup, été tentés de répondre. Un lecteur a essayé et nous a transmis ces échanges. Alors qu’il indique simplement qu’il doit y avoir erreur sur la personne, il reçoit ce mail, toujours d’une pseudo adresse de la police judiciaire.

« À votre attention,

Nous accusons la bonne réception de votre émail.

Vous avez bien commis un délit, car sur les sites pornographiques et coquins, il y a aussi des mineures ce qui est interdit par la loi.

Nous ne sommes pas là pour vous créer des problèmes, mais cet acte est formellement interdit.

Ceci étant, nous allons vous soumettre à un article de la justice qui pourrait bien vous permettre de vous expier sans rendre cette affaire publique et sans compromettre votre profession ou votre réputation.

Nous vous présentons les cas suivants :

1- PROCÉDURE JUDICIAIRE : la justice pourrait prendre les mesures nécessaires pour vous faire poursuivre, et rendre l’affaire publique et de ce fait dissuader d’autres personnes qui s’amusaient à jouer à ce jeu sur le net.

2- RÈGLEMENT À L’AMIABLE : l’appareil judiciaire pourrait régler ce problème à l’amiable alors dans ce cas de solution, vous devrez vous acquitter d’une amende pénale de 4.550 euros prévue par la législation nationale à cet effet.

Veuillez bien vouloir nous répondre afin d’engager la procédure qui se doit selon l’option que vous choisirez parmi les deux options évoquées ci-dessus.

NB : Nous vous prions de ne pas donner suite à d’autre message de police ou autre.

Cordialement, »

Où en est l’enquête ?

Ainsi, ce lecteur est invité à répondre et à payer une amende de 4 550 euros sans quoi l’affaire est rendue publique. Nos confrères du Parisien ont de leur côté joué le jeu de ces arnaqueurs en ligne qui ont de leur côté tenté de leur extorquer 4750 euros, éventuellement après un premier mail de 3000 euros. 120 plaintes ont déjà été recueillies sur cette vaste arnaque, pour un préjudice qui s’élève à plus de 1, 1 million d’euros. Sans compter des victimes qui se seraient suicidées sous la menace de cet odieux chantage. L’enquête est en cours et pourrait mettre en cause, révèle le Parisien, des brouteurs, équipes de pirates en ligne qui agissent depuis la Côte d’Ivoire.

source : www.lavoixdunord.fr

 

Vous avez reçu un message suspect ?

Envoyez-le à l’adresse c3VzcGVjdEBzYWZlb253ZWIuYmU= et supprimez-le ensuite.

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