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Historique

« Messancy, fleur du pays »chateau_mathelin.jpg
 
Voilà comment était qualifiée cette jolie petite bourgade du Sud-Luxembourg belge au temps de sa grande splendeur, surtout dans la première moitié du 20è siècle.
 
Ses nombreux châteaux avec leurs parcs d’agrément, la Villa Clainge et son église décanale fièrement perchée sur une hauteur, son cadre verdoyant et la pittoresque vallée où coule la rivière du même nom lui donnaient un cachet exceptionnel.
 
Ces lieux ont quelque peu changé depuis. Le village s’est encore embelli davantage. Malgré la disparition du château de Mathelin et de quelques parcs, le paysage local reste encore unique à l’heure actuelle.
 
Messancy a aussi le privilège de prétendre au titre de très ancienne localité.
 
Elle semble avoir été occupée dans les temps les plus reculés (cité néolithique au lieu-dit « Hart » ?) et avoir connu des occupations successives qui, toutes, ont pu avoir laissé trace dans l’étymologie du nom.
Du séjour des celtes sur son territoire, les racines pourraient être trouvées, d’après M. de la Fontaine, ancien gouverneur du Luxembourg, dans les mots « marchâd » qui signifie «  marché » et « merez » qui signifie « marchandise ».
 
Ces preuves de l’occupation de Messancy par les Romains sont beaucoup plus nombreuses. Des lieux-dits évocateurs de l’implantation romaine semblent dater de cette période : « Schantz » = place forte , « Roemersberg » = mont des Romains, « Kaschelt » = castel, endroit fortifié.
 
Messancy était également un carrefour important où se croisaient la route nord-sud (plus ou moins l’actuelle Grand-Route) dont la rue d’Aubange est encore la véritable chaussée romaine et une voie secondaire allant de Clémency à Aix-sur-Cloie.
 
Au début du 20è siècle, l’abbé François Loës a découvert des traces de constructions romaines aux lieux-dits « Kaschelt et Hart » et  tout récemment on a, semble-t-il, mis à jour une nécropole gallo-romaine de plus ou moins 200 tombes au lieu-dit « Wallenberg ».
Monsieur Jean-Baptiste Siebenaler, qui écrivait dans les annales de l’Institut Archéologique du Luxembourg à Arlon en 1904, rapporte que l’on a trouvé dans l’ancien cimetière au lieu-dit « Schantz » de nombreuses tombes qui s’avèrent être d’origine mérovingienne. (Renseignement fourni en 1978 par M. le doyen Eicher).
 
Citons aussi l’autel romain à quatre faces représentant Apollon, Mercure, Junon et Minerve découvert en 1847 lors de la démolition de l’ancienne église, une tête romaine en marbre blanc datant de plus ou moins 40 ans après J.C. donnée au musée d’Arlon par M. de la Fontaine ainsi qu’une  multitude de menus objets.
 
commune_ar.jpgD’après Tandel, Messancy pourrait être aussi :
 
1) d’origine romaine et provenir de Maxenacum, nom de la 1ère colonie romaine, désinence composée de Maxens, nom romain et Accum qui signifie « donné à ... ». L’accum primitif serait devenu y en français, ig ou ich en allemand, d’où l’évolution suivante :
 

Maxency devient Messancy en français

Maxencich devient Metzig en allemand.

2) d’origine germanique (5è - 6è siècle) et provenir des noms « Mer, Mier » qui signifient « mare, marais » accompagnés du suffixe « ich » dans la langue germanique et « ry » dans la langue romane. « ich et ey » proviendraient de « eiecem » qui signifie « habitation, demeure ».

Le premier document officiel qui fait référence au nom de Messancy est une bulle du pape Urbain II qui, en 1096, fait état de terres à Aix-sur-Cloie près de Messancy. Extrait : "In Gualkeringi mansus unus. Apud Ase (Aix-sur-Cloie) juxta Masancejum (Messancy) terrae."
 
En 1214, apparaît pour la 1ere fois le nom d’un seigneur de  Messancy se prénommant Anselme. D’après Tandel, il a épousé la dame de Pelle et a assisté au mariage de Waleran et Ermesinde de Luxembourg.
 
En 1286, la cité messancéenne est affranchie à la loi de Beaumont. En 1309, la « Franche Ville de Messancy figure parmi les mairies dépendantes du Seigneur d’Arlon et est donc déjà maîtresse de sa destinée.
 
Elle possède en principe un corps administratif composé d’un mayeur, d’un lieutenant et d’échevins ou jurés élus annuellement.
Jean II (1414 - 1466) est le dernier seigneur de la branche des « de Messancy ».
Leurs armoiries, portrait de gueules à 3 pals d’or ont été reconnues officiellement en 1993 et deviennent les armoiries de la commune de Messancy.
 
Une multitude de Seigneurs va se succéder au château .
 
Théodore François  de  Tornaco (1774 - 1794) est le dernier seigneur de Messancy sous l’ancien régime.
Jean-Joseph de Mathelin, commissaire de la République française prend possession, en 1806 du château qui restera propriété de cette famille jusqu’en 1970, date d’acquisition par la commune de Messancy. Le château sera la proie des flammes le 30 mai 1979 et sera démoli à l’exception de deux tours.
 
Messancy, de simple mairie du canton de Bas-Charage dès 1794  devient chef-lieu de canton le 29 primaire de l’an XI (20.12.1802).
Suite à la réorganisation des communes en 1823, Messancy comprendra les villages de Sélange, Turpange, Differt, Longeau et Guerlange. Sélange devient commune autonome en 1875.
 
L’Arrêté Royal du 17.09.1975 portant fusion des communes spécifie que les communes de Messancy, Habergy, Hondelange, Sélange et Wolkrange seront fusionnées en une nouvelle commune qui portera le nom de Messancy.commune_dv.jpg
 
La fusion devient effective le 1er janvier 1977, la commune comprend dorénavant :
 
  • Messancy, Turpange, Differt, Longeau
  • les villages de Habergy, Guelf, Bébange
  • le village de Hondelange
  • le village de Sélange
  • les villages de Wolkrange et Buvange.
 
Le Conseil communal a choisi Messancy comme siège de l’ Administration  communale. 
 
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